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Arrêt maladie long : l’Assurance maladie indemnise désormais 1 an au lieu de 3

Arrêt maladie long : l’Assurance maladie indemnise désormais 1 an au lieu de 3

Depuis le 15 octobre 2026, certains arrêts de longue durée ne sont plus indemnisés que 12 mois par la Sécurité sociale. Salariés, indépendants et chefs d’entreprise : voici ce qui change, et comment votre prévoyance peut prendre le relais.

Ce qui a changé le 15 octobre

Deux décrets publiés au Journal officiel le 18 septembre 2026 réduisent la durée d’indemnisation des arrêts liés à une affection de longue durée (ALD) dite « non exonérante ». Il s’agit des pathologies qui imposent un arrêt ou des soins de plus de six mois, mais sans prise en charge à 100 %.

Pour ces arrêts, les indemnités journalières (IJ) sont désormais versées pendant 1 an maximum, contre 3 ans jusqu’ici. La règle vaut pour les arrêts prescrits depuis le 15 octobre, et pour ceux en cours qui atteignent six mois après cette date.

Qui est concerné ?

  • Les salariés : IJ et temps partiel thérapeutique cumulés sont plafonnés à 2 ans, contre 4 auparavant.
  • Les indépendants : l’indemnisation est limitée à 270 jours sur la période.
  • Pas de changement pour les ALD exonérantes (cancer, diabète…) qui gardent 3 ans, ni pour les ALD déjà reconnues avant le 15 octobre.

Attention : le décret limite le versement des indemnités, pas l’arrêt lui-même. Le médecin peut prolonger l’arrêt ; c’est le revenu qui s’arrête.

Une baisse de revenu qui s’ajoute aux précédentes

Cette réforme arrive après une autre : depuis avril 2025, le salaire pris en compte pour calculer les IJ est plafonné à 1,4 SMIC, contre 1,8 avant. En 2026, l’IJ maximale d’un salarié tourne autour de 42 € brut par jour.

Selon un calcul de Selectra, un salarié payé 2 000 € brut par mois toucherait au plus environ 11 900 € d’IJ sur un an, contre plus de 24 000 € avec l’ancienne durée.

Chef d’entreprise ou indépendant : le vrai risque, ce sont aussi les charges

Pour un TNS, l’arrêt ne coupe pas seulement le revenu personnel. Loyer, leasing, salaires, comptable : les charges de l’entreprise continuent de tomber. Une durée d’indemnisation plus courte rend ce trou plus profond, plus vite.

Trois garanties existent pour y répondre :

  1. La prévoyance individuelle : des indemnités complémentaires en cas d’arrêt, puis une rente en cas d’invalidité.
  2. L’assurance frais généraux permanents : elle prend en charge les charges fixes de l’entreprise pendant l’arrêt.
  3. La prévoyance collective pour vos salariés : obligatoire pour les cadres, souvent imposée par la convention collective pour les autres.

Le bon réflexe : relire votre contrat maintenant

Beaucoup de contrats de prévoyance complètent les IJ de la Sécurité sociale. Si celles-ci s’arrêtent plus tôt, que prévoit votre contrat ? Franchise, durée de versement, définition de l’invalidité : ce sont ces lignes qui comptent.

Beyer Assurances réalise un audit précis de vos garanties. Un appel au 03 88 02 40 40 suffit pour faire le point sur votre protection, et celle de vos salariés.